Sextoy, une histoire vieille de plusieurs milliers d’années !

Et non, le sextoy n’a pas été inventé à l’aube du 21e. Pour découvrir toute son histoire et ses origines, il faut remonter plus de 37,000 années en arrière. Et oui, rien que ça ! Celles et ceux d’entre vous ayant un penchant pour l’histoire et pour les maths auront vite fait de réaliser le calcul : les premiers sextoys ont vu le jour avec même l’invention de la roue ! Loin de nos sextoys optimisés pour nous procurer un maximum de confort et de plaisir, les premiers du genre étaient taillés dans la pierre. Quelle que fut l’époque, les hommes et les femmes ont toujours fait preuve d’inventivité et de créativité lorsqu’il s’agissait de se faire du bien.
La vocation de cet article : vous faire découvrir l’histoire incroyable des sextoys. Allons-y !

La première statue à caractère pornographique – 35,000 ans avant J.C

Si une statue ne peut pas, catégoriquement, être qualifiée de « sextoys », chacun et chacune est libre de faire ce qu’il / elle souhaite avec. Ainsi, il nous paraît indispensable de vous présenter le plus ancien objet à caractère sexuel retrouvé par les archéologues. Ces derniers mettent la main sur les fameuses figurines de Vénus en 2008 en Allemagne. Rapidement, les résultats tombent : il s’agit bel et bien des plus anciennes statues féminines jamais retrouvées.
Mais leur grand âge n’est pas la seule et unique chose qui retient l’attention des spécialistes. En effet, la représentation de la femme, à travers ses statues, est particulièrement étonnante. Les seins et le sexe sont démesurés quant au reste du corps. Difficile, voire impossible, de se focaliser sur autre chose lorsqu’en face de ces statues.
Autre élément ayant poussé les experts à opter pour l’hypothèse de premier objet à caractère pornographique ? Les statues de Vénus ont, sans nul doute, étaient conçues avant l’apparition de la religion. Ainsi, elles ne peuvent, en aucun cas, se rapporter au culte de la fertilité.
C’est pourquoi de nombreux archéologues ont qualifié et rebaptisé les statues de Vénus en « la première pornographie ».

Le godemichet, un jouet sexuel vieux de 28,000 ans

téléchargement (3)Non, il n’y avait pas de latex ou de silicone 28,000 ans en arrière. Ainsi, nos ancêtres se sont débrouillés avec ce qu’ils avaient sous la main pour mettre au point le premier gode. Oui, vous l’aurez deviné… Le premier dildo de l’histoire de l’humanité était, bel et bien, conçu en pierre ! Certains d’entre vous se mordent, sûrement, les doigts en imaginant la douleur et l’inconfort subits par nos aïeuls. S’il est vrai que nos ancêtres disposaient, à l’époque, de moyens rustiques pour créer leur objet de plaisir, il faut savoir qu’ils faisaient les choses bien. En effet, ce fameux godemichet âgé de 28,000 ans a été longuement poli pour assurer un maximum de douceur à ses utilisateurs.rices. Non seulement a-t-il été poli, mais il a, également, était gravé. Des gravures qui confirment l’utilisation faite de l’objet.

Le gode, retrouvé dans une cave Allemande, non loin de la ville de Ulm, mesure 20 cm de long. Une taille de référence qui traversera le temps et les époques 😉 .

Le vibromasseur, une invention de la belle Cléopâtre – 40 avant J.C

Mais il n’y avait pas de piles ni d’électricité à l’époque ! Comment Cléopâtre a-t-elle fait pour mettre au point le premier vibromasseur ?! Vous demandez-vous sûrement. La reine d’Égypte a fait preuve de beaucoup d’imagination pour concevoir ce sextoy qui séduit aujourd’hui plus que jamais.
Pour créer le tout premier vibromasseur de l’histoire de l’humanité, la reine s’est emparée d’un papyrus qu’elle a fait remplir d’abeilles. Le bourdonnement des petits insectes créait la vibration à la source du plaisir. Ingénieux, non ? Cependant, il ne valait mieux pas qu’une de ces petites bêtes s’échappe du papyrus. Le plaisir, à ses risques et périls !

Les boules de Geisha débarquent 500 ans après J.C

S’il est impossible d’être précis quant à la date de création des premières boules de Geisha, les experts estiment qu’elles seraient apparues au Japon, près de 500 ans après J.C.
Pour celles et ceux qui ne savent pas à quoi ces petites billes peuvent bien servir, petit zoom sur leur utilisation. Les boules de Geisha sont reliées entre elles par une ficelle. Le but étant de maximiser le plaisir en multipliant le nombre de boules, mais aussi d’éviter de les perdre dans les différents orifices.
Les boules s’introduisent dans le vagin ou dans l’anus. Elles procurent un plaisir optimal lorsque le porteur est en mouvement.
Les billes bougent et provoquent, ainsi, des sensations. En plus d’être sources de plaisir, les boules de Geisha sont, bien souvent, utilisées par les mamans venant d’accoucher pour se remuscler le périnée et resserrer leur vagin.
Impossible de ne pas trouver chaussure à son pied. Car les boules de Geisha existent sous de nombreuses formes. Les intéressés peuvent s’équiper de boules en latex, en métal, en verre ou encore en silicone. Vous pouvez, aussi, choisir entre le modèle simple et le modèle vibrant.
Originellement dénommées « Boules Ben Wa », « Rin No Tama » ou « Burmese bells » (cloches birmanes), elles étaient premièrement utilisées par les hommes avant que les geishas japonaises ne s’en emparent au fil de l’histoire.
Les boules de Geisha étaient utilisées par les femmes pour que ces dernières fassent monter l’excitation tout au long de la journée. Le mari, dès son retour à la maison, pouvait faire l’amour à sa femme sans le moindre préparatif. Un peu sexiste… On vous l’accorde.

Le cock ring, une invention chinoise des années 900

L’histoire du cock ring est des plus fascinantes. En effet, le petit anneau, qui a pour vocation d’assurer à ces messieurs des érections durables et solides, fut créé au cours des années 900 en Chine, lorsque l’impérialisme s’impose. Non, le latex, le silicone et autres matières de ce type n’existaient pas à cette époque. Mais ce n’est pas ça qui allait freiner les Chinois. Pour mettre au point le premier anneau pénien, ces derniers ont utilisé des paupières de chèvres. Et ils ne s’embêtaient pas à retirer les cils avant d’enfiler l’artefact sur leur pénis…
Il faudra attendre les années 1300 avant que les Chinois laissent tomber les paupières de chèvres et optent pour des matières plus nobles telles que le jade et l’ivoire.
Les inventeurs du cock ring vont encore plus loin pour accentuer le plaisir et la pression. À cette fin, ils ajouteront des bijoux qui viendront d’avantage appuyer et peser sur le pénis.

Rapidement, le cock ring devient l’accessoire indispensable de ces messieurs qui vont jusqu’à se faire insérer l’objet sous la peau.
Le but : assurer un maximum de plaisir en continu. Aussi, le cock ring, inséré ainsi, aurait permis d’allonger le pénis. Les attributs et les valeurs du cock ring sont rapidement arrivés aux oreilles des populations des autres continents. Les Égyptiens, de la même manière que des tribus africaines, d’Asie et d’Amérique du Sud  s’approprieront l’objet et savoureront ses plaisirs.

Au cours du 19e, le cock ring sera détourné de son utilisation première. Pendant plus de 100 ans, le petit anneau ne servira plus à donner du plaisir, mais bien à le freiner. Les anciens ont créé des dérivés du cock ring pour minimiser les érections des adolescents et, ainsi, réduire le besoin de se masturber. Triste histoire, n’est-ce pas… Heureusement, les mentalités changeront et le cock ring retrouvera sa vocation originelle au cours des années 1960.
Époque de la révolution sexuelle et de la libération des mœurs.

Le vibromasseur à vapeur, une invention de 1883

vibro-vapeurSi Cléopâtre inventa le principe du vibromasseur, il faudra, néanmoins, attendre 1833 avant que le modèle que nous connaissons aujourd’hui ne voit le jour. Ou du moins, un modèle qui s’en approche. Celui duquel nous vous parlons ne fonctionnait pas à piles, mais bien à la vapeur, de la même manière que tous les autres objets du quotidien qui nécessitaient de l’énergie pour être utilisés. C’est un médecin du nom de Joseph Mortimer Granville qui mettra au point le fameux objet qui nous procure tant de plaisir aujourd’hui.
Cependant, le docteur, qui dépose un brevet pour son invention, n’avait pas l’attention d’inventer un jouet sexuel.
L’outil dont il fut le créateur avait pour but premier de « soigner » les femmes atteintes « d’hystérie ». À cette époque, la frustration sexuelle des femmes était « guérie » par le biais de la masturbation.
Ici encore, l’utilisation du vibromasseur évoluera en même temps que les mœurs. Au début du 20e, le vibromasseur sort des cabinets de médecins et trouve une place dans les commodes des femmes. L’invention de l’électricité permettra de mettre au point un vibromasseur plus petit et plus pratique.
Un objet qui ressemble davantage à un appareil ménager qu’à une machine à vapeur.
Le succès du vibromasseur ne cessera de s’accroître au fur et à mesure que les fabricants mettront au point des sextoys plus pratiques, plus performants, plus polyvalents et visuellement plus attrayants.

Le plug anal fait son arrivée en 1892

À l’origine de cet objet unique en son genre : Frank Young. Avant d’être un sextoy visant à procurer du plaisir, le plug anal été utilisé pour soigner les hémorroïdes. Perçu comme une véritable révolution médicale, le plug anal trouvera une place dans le cabinet de nombreux médecins et fera l’objet d’une panoplie d’articles de presse publiés dans des revues spécialisées et réputées.
Cependant, le plug d’hier ne ressemblait pas tout à fait à celui que nous connaissons aujourd’hui. En effet, le modèle d’antan mesurait près de 12 cm de long. Et oui, le but étant de renvoyer les hémorroïdes d’où ils venaient !
En 1938, la loi à l’encontre des plugs anaux tombe : il est désormais interdit d’en vendre.
Pourquoi ? Car, le législateur vient de se rendre compte que le fameux plug anal ne permet en rien de soigner les hémorroïdes. Il s’agit de publicité mensongère.
Cependant, cela n’empêchera pas les utilisateurs de continuer à apprécier les joies de ce sextoy.
Les fabricants ne cesseront, dès lors, de le revisiter au fil du temps pour proposer des jouets qui plaisent au plus grand nombre.

La poupée gonflable fait des heureux à partir de 1904

Et oui, la poupée gonflable est bien plus vieille que nous aurions tendance à penser ! Les prémices de la poupée remontent au 17e, lorsque les marins mettent au point, avec les moyens du bord et des vieux vêtements, un objet qui avait pour but de ressembler, un tantinet, à une femme. Le but étant combler le manque « d’affection » des longues nuits solitaires durant les mois interminables à travailler sur le bateau. L’objet en question (parce que nous ne pouvons pas vraiment parler de poupée encore) avait été rebaptisé « Dame de Voyage .»

La poupée gonflable prend réellement forme en 1904 avec l’arrivée du caoutchouc vulcanisé. L’alchimiste René Shwaeble et un dénommé Docteur P. mettront leurs connaissances et leurs compétences aux services des solitaires pour mettre au point la poupée que nous connaissons aujourd’hui.

Le fameux Rabbit voit le jour en 1983

Ah le Rabbit, véritable sextoy incontournable de notre ère. Qu’aurions-nous fait si l’entreprise américaine Vibratex n’avait pas eu la formidable idée de créer le célèbre vibromasseur à usage interne et externe ?!
Le Rabbit est conçu de façon à prendre, quelque peu, des allures de lapin. L’objet étant fabriqué au Japon, sa ressemblance avec le lagomorphe permettait de contourner la loi nippone du pays qui condamne l’obscénité et interdit la représentation des organes génitaux.
Ici encore, les fabricants ont su faire preuve de créativité pour réinventer le sextoy au fil du temps et des époques.

Le Womanizer fait tourner les têtes dès 2014

L’orgasme sur commande devient accessible à toutes dès 2014 avec le lancement du Womanizer. Pour rappel, il s’agit ici d’un accessoire, pas plus grand qu’un petit godemichet, qui vient se placer devant le clitoris. Appuyez sur le bouton du Womanizer, et l’orgasme vient sans se faire attendre. Plus qu’un simple sextoy supplémentaire sur le marché, il s’agit d’une véritable révolution pour les femmes qui peuvent, désormais, atteindre le septième ciel en un claquement de doigts. Terminées les parties de jambes en l’air où Madame n’est pas venue.

Selon le fabricant, le Womanizer garantit l’orgasme à 98% de ses utilisatrices… À tester si vous ne l’avez pas déjà essayé !

En 2017, les résultats d’une étude tombent : les Français sont accros aux sextoys !

Après une étude qui aura duré près de six ans, l’Ifop en dévoile les résultats : c’est un fait, la vente de sextoy a littéralement explosé en France entre 2011 et 2017. L’étude révèle, également, que les jouets sexuels sont davantage utilisés en couple qu’en solo. Une information qui vient tuer dans l’œuf les idées reçues sur l’utilisation des sextoys.
Mais ce n’est pas tout… En effet, les femmes s’étant confiées aux enquêteurs de l’Ifop étaient 49% à avouer avoir déjà utilisé un sextoy. Soit 40% de plus qu’en 2007.

Le sextoy est désormais un objet du quotidien, que l’on peut utiliser sans le moindre tabou, que cela soit en duo ou en solo.

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